~ LE PIC DE NEOUVIELLE ~
Régnant sans partage sur la Réserve de Néouvielle et ses multiples lacs, le Pic de Néouvielle est un sommet généreux, qui se laisse gravir sans trop de difficultés. Son ascension permet de découvrir les lacs d’Aubert et d’Aumar (malheureusement accessibles en véhicule), nichés dans un cirque magnifique. En outre, il permet au néophyte étant en bonne forme de découvrir sans grand danger la « Haute-Montagne » granitique. Bref, l’occasion de fouler le sommet d’un élégant pic, à plus de 3000m d’altitude, et de profiter d’un fastueux panorama.

7 heures aller/retour, arrêts compris (déjeuner)
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950 mètres
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Aucune, si ce n'est la dernière cheminée (I) très facile à négocier ... Les éboulis, présents tôt dans le parcours, et cela jusqu'au sommet, peuvent lasser et rendre la marche difficile (attention aux chevilles). Le sommet est plutôt étroit et aérien, donc pas de fantaisies. Enfin, la présence de névés dans le dernier vallon peut gêner les néophytes, donc préférer une ascension en fin de saison (aout, septembre).
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Bâtons de marche, chaussures confortables et résistantes (éboulis), beaucoup d'eau (pas d'ombre) ...
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Depuis St Lary Soulan, prendre la route d'Aragnouet et du Tunnel de Bielsa. A Fabian, prendre à droite la route de la Réserve de Néouvielle, et la suivre pendant une dizaine de kilomètres. Arrivés au lac d'Orédon, obligation de prendre une navette payante entre 9h30 et 18h00, sinon, continuer sur la route et gravir les lacets de celle-ci. Au lac d'Aubert, garer le véhicule sur le parking ... vous êtes au départ !!!
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Depuis le parking du lac d’Aubert, rejoindre la rive du lac à travers les pelouses. On découvre le barrage du lac d’Aubert, blanc et peu massif. Le traverser tout en profitant de la vue, souvent propice à de belles photos, les jours ensoleillés, lorsque la Hourquette d’Aubert se reflète dans le lac.
De l'autre côté du barrage, emprunter un sentier qui grimpe tranquillement sur de petites pelouses, vers les contreforts du Néouvielle. Bien tracé au départ, le sentier se tranforme vite en sente marquée par des cairns. Après avoir crapahuter un petit peu, on se retrouve à la base d'un ressaut important, qu'il faut contourner, ou attaquer de face pour les plus "en jambes". Le sentier part vers la droite et l'on gravit quelques petits ressauts avant d'atteindre l'extrémité de la crête de Barris d'Aubert. On remarque un pin isolé qui est un point de passage bien visible, près de la base de la crête.
On se retrouve alors sur un autre versant du pic, et l'on chemine à travers les éboulis, d'abord en descente, puis en remontée à flanc, droit sur la brèche de Chausenque. Là, plusieurs chemins se séparent pour finalement se rejoindre au pied de la brèche : choisir l'un d'entre eux. Arrivés près de la brèche, apparaît sur la gauche le vallon qu'il nous faudra gravir pour atteindre le sommet.
Entamer son ascencion à travers les éboulis et les névés, en regardant bien où on met les pieds. Le vallon se finit par un gros névé pentu, qu'il faut grimper, avec l'aide de bâtons de marche. Sans ceux-ci, il est préférable de contourner l'obstacle par de raides éboulis, très lassants et "coupe-jambes". Après cela, le sommet semble à portée de main ... illusion ! Il faut encore se frayer un chemin dans une zone d'éboulis (cairns) et gravir la facile cheminée qui mène au sommet, à 3091 m d'altitude.
Le panorama est saisissant : Balaïtous, Infierno, Grande Fache, Vignemale, Gavarnie, Mt Perdu, Campbiel/Pic Long, Posets, Lustou, Luchonnais et même Maladeta/Aneto. La vue sur la Réserve est également très appréciable, avec les lacs d'Aumar, Aubert, Port Bielh, Cap de Long (1000 mètres plus bas), Tourrat ... Bref, une grande récompense après l'effort fourni.
